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Introduction

Aujourd'hui est un jour un peu particulier puisque je vais lancer (mais pas trop loin) la publication-feuilleton d'un roman que j'ai écris de mes petites mains musclées (enfin j'écris sur un ordinateur alors il ne faut pas trop s'emballer) il y a environ deux ans… ou plutôt presque trois maintenant je dirais.

 

Pour vous mettre un peu dans le contexte, j'étais en seconde troisième année de licence de Lettres Modernes. Il me restait seulement la moitié de mes unités d'enseignements à valider, et j'avais décidé de le faire via le SED (service d'enseignement à distance), afin d'avoir du temps pour écrire, et parce que l'Université de Toulouse m'avait un peu pompé l'air (si vous n'avez jamais mis les pieds au Mirail… sachez que les étudiants aiment bien y protester).

 

J'avais donc enfin un peu de temps libre pour m'atteler à un vrai projet, mais j'avais estimé que ça n'était pas assez pour mener à bien une de mes idées originales, qui m'aurait demandé un investissement plus complet (je voulais tout de même la valider cette fichue licence). En parallèle, je suis tombée plutôt par hasard sur l'appel à texte d'une toute jeune maison d'édition : Magic Mirror.

 

En vérité, j'avais suivi leur campagne Ulule (à laquelle j'avais participé) pour la création de leur maison d'édition quelques mois plus tôt, et c'est en allant faire un tour sur leur site internet fraîchement mit en ligne que je suis tombée sur la page des appels à texte. Magic Mirror est une maison d'édition spécialisée dans les contes, les contes revisités, des plus connus aux plus obscurément oubliés dans de vieux livres poussiéreux (le bon cliché). Il ne s'agit pas de contes pour enfants, mais bien de romans pour un public plus âgé, inspirés plus ou moins librement d’œuvres plus anciennes. Sur la page des appels à texte donc, il y avait plusieurs propositions de sujets imposés sur lesquels écrire, et en particulier, celui sur le conte de La petite sirène, de Hans Christian Andersen.

 

La petite sirène a été mon dessin animé préféré lorsque j'étais enfant, et je pense honnêtement que c'est pour ça que j'ai été autant attirée par ce sujet-ci. Je connaissais déjà le conte d'Andersen, mais je m'en souvenais assez mal. Je suis aussitôt allée le lire en ligne, et par la suite j'ai laissé l'idée se développer dans ma tête, jusqu'à ce que je me dise que c'était une vraie bonne alternative pour mon année semi-libre pour l'écriture.

 

C'est donc comme ça que j'ai choisi de passer une année entre mes cours de Lettres Modernes à distance et l'écriture d'un roman pour l'appel à texte de Magic Mirror. C'était pour moi un véritable défi, puisque je n'avais pas achevé l'écriture d'un roman depuis plusieurs années… même si mon ordinateur sait à quel point j'en avais commencées des histoires, des pages et des pages laissées en suspend, toujours faute de temps. J'avais besoin d'achever un projet littéraire, au moins pour me persuader que j'en étais capable.

 

Heureusement, sachez-le, je ne m'apprête pas à publier un roman inachevé, juste histoire de. Je suis arrivée à mon but, et à la fin de l'année scolaire 2016-2017, Aslinn a terminé de voir le jour, pile le soir de la date limite d'envoi de l'appel à texte (je sais, c'est pas très malin, mais j'étais encore étudiante à l'époque… ça justifie, non ?).

 

J'ai été incroyablement satisfaite d'avoir terminé un roman, et de renouer avec la sensation gratifiante du travail achevé, du dernier mot posé à la fin de nombreuses pages plus ou moins durement écrites au fil des mois. Aslinn a-t-il remporté l'appel à texte ? Absolument pas… en vérité, ce roman était et est encore aujourd'hui un premier jet. Je n'avais plus le temps de le retravailler pour Magic Mirror, alors je me suis reposée un peu sur ma victoire, après quoi j'ai validée ma licence et suis parti en master, où l'écriture à une nouvelle fois été mise entre parenthèses.

 

Pendant mes deux années de master, j'ai songé de nombreuses fois à reprendre cette histoire pour l'améliorer, j'ai même été jusqu'à en réécrire le plan, en prenant en compte les remarques qui m'avaient été faite par Magic Mirror (qui ont eu la gentillesse de me donner un retour sur mon travail, dans une totale bienveillance)… mais à présent que j'ai le temps d'écrire, je n'ai plus du tout la motivation de me replonger dans un projet qui est déjà assez loin derrière moi, et surtout qui n'est pas une idée originale, alors que j'en ai tant sur lesquelles je voudrais travailler.

 

À l'heure actuelle, j'ai écris l'intégralité du plan d'une autre histoire que je souhaite écrire dans les mois qui viennent, et c'est à ce nouveau projet que je souhaite me consacrer. Toutefois, si ce blog existe aujourd'hui, c'est avant tout parce que je souhaite mettre en avant mon travail, et il ne me paraît pas très logique de n'y publier que des articles sur des films et des livres (même si j'aime bien ça). Je ne me vois pas non plus mettre en ligne d'autres de mes textes que je trouve peut-être meilleurs, mais qui sont (et vont sans doute rester, au moins un certain temps) inachevés.

 

C'est pour ça que j'ai pris la décision de publier Aslinn tel qu'il est, parce qu'il faut bien se lancer un jour, et qu'en attendant de pouvoir proposer une belle histoire originale et aboutie, je peux au moins montrer un peu de ce que je sais faire. Vous constaterez par vous-même que la qualité des chapitres peut être assez inégale, et je crois aussi qu'il y a une ou deux petites incohérences au milieu du scénario (et je vais arrêter là pour la critique, je suis en train de me tirer une balle dans le pied…).

 

J'espère tout de même que c'est une histoire que certains et/ou certaines pourront trouver intéressante, et je me proposerais à la fin de cette publication de montrer un peu de l'envers du décor, ainsi que la trame que je souhaitais finalement donner à cette histoire (mais qui ne verra malheureusement pas le jour). Écrire est un travail de tous les jours, il faut s'y exercer et s'ouvrir pour progresser. Aslinn m'aura au moins appris l'importance pour moi de parfaitement définir un plan précis de l'histoire avant de me lancer dans sa rédaction. Bref… nous verrons plus en détails ces choses là dans quelques mois, lorsque j'aurais publié les quarante quatre chapitres (pas d'inquiétude, ça ne va pas prendre quarante quatre semaines, il y a des chapitres qui vont être publiés ensembles) qui composent mon roman.

 

Sur ce, bonne lecture !

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