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Des souris et des hommes

 

Titre : Des souris et des hommes

Auteur : John Steinbeck

Maison d'édition : Gallimard

Genre : Drame, roman court, littérature classique

Nombre de pages : 174

 

 

Pour la petite histoire :

 

À l'origine, je voulais lire À l'Est d'Eden, afin de découvrir cet auteur que je n'avais encore jamais lu... et parce que ce titre figurait sur une liste de romans à avoir lu dans sa vie, je le confesse. Sauf que, lorsque je suis allée à ma librairie d'occasion préférée à Lyon, il n'y avait pas À l'Est d'Eden, mais uniquement Des souris et des hommes... Vu l'épaisseur du roman, je me suis dit que je pouvais aussi commencer par là après tout.

 

 

Quatrième de couverture :

 

En Californie, pendant la Grande Crise, Lennie et George vont de ferme en ferme. Ils louent leurs bras en attendant le jour où ils auront leur ferme à eux, avec un petit bout de luzerne pour élever les lapins. Lennie, malgré sa taille de colosse, n'a pas plus de malice qu'un enfant de six ans ; George veille sur lui, le protège du monde qui n'est pas tendre aux innocents. Le soir, ils se racontent leur rêve, celui de la maison et des lapins. Mais allez savoir pourquoi, les rêves de certains finissent toujours en cauchemars.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Des souris et des hommes est donc un roman court, qui nous relate sans fioriture l'histoire de George et Lennie, des journaliers qui travaillent dans des fermes afin de gagner leur vie. Au tout début, j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Le contexte ne m'est pas du tout familier, les personnages sont un peu perturbant de prime abord, George en racontar à la grande gueule et Lennie que l'on comprend tout de suite légèrement différent et un peu simplet... mais ce n'est l'histoire que d'une petite vingtaine de pages.

 

Ce que j'ai beaucoup aimé par la suite, ce sont justement les personnages, bien plus profonds et touchants que ce que je ne me l'étais figuré au départ. Le cœur du roman réside autour de Lennie, ce grand dadais maladroit et trop simple d'esprit, dont le seul rêve, l'unique ambition, est d'avoir un peu de terre afin de pouvoir s'occuper des lapins, comme le lui raconte George. George, que je trouvais rustre et agaçant dans sa première apparition, n'est en réalité qu'un pauvre bougre comme les autres, qui s'occupe de surcroît de Lennie, qui a un talent naturel pour s'attirer des ennuis. Je l'ai trouvé touchant, j'ai adoré l'entendre raconter leur rêve, leur terre d'Eden toute simple et pourtant que l'on devine déjà inaccessible. Il y a enfin Candy, qui se joint à eux dans leur utopie, qui m'a aussi beaucoup touchée, par son espoir insensé, par la rudesse de sa vie que l'on aperçoit puis devine aisément... parce qu'il est comme tous les autres, un pauvre bougre qui voudrait un peu de paix.

 

L'atmosphère du roman m'a également rapidement emportée. Découpé en six chapitres qui m'ont donné l'impression d'assister à six scènes, presque comme si je me retrouvais dans un scénario, chaque partie m'a intéressée par les idées qu'elle présentait, par les facettes de la vie des personnages qui m'étaient révélées. Ce n'est qu'au bout du troisième chapitre que j'ai pleinement compris que j'avais les pieds dans une tragédie, et que l'issue à commencé à se révéler à mes yeux. J'aurais voulu y croire mais je savais déjà. Ça ne m'a pas dérangé, je n'en ai que plus aimé l'histoire.

 

Ce premier roman que je découvre de John Steinbeck me donne encore plus hâte de découvrir les autres. J'aime sa façon concise de décrire les choses, l'humanité de ses personnages, la fatalité qu'il souligne dans la vie de ceux qui n'ont rien ou presque. Des souris et des hommes est un grand classique dont j'ignorais totalement l'existence, et je suis heureuse d'en avoir fait la découverte. Finalement ce n'est pas si mal les listes de livres à avoir lu dans sa vie !

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